On ne devient pas sourd du jour au lendemain : on perd la précision des sons. Fatigue, volume en hausse ou conversations floues… Et si votre audition vous envoyait des signaux de détresse ?
Contrairement aux idées reçues, la perte auditive n’est pas l’apanage du troisième âge. Elle s’installe souvent de manière insidieuse, transformant les échanges sociaux en véritable marathon mental. Le premier réflexe est souvent de blâmer l’entourage : « Tu n’articules pas » ou « Il y a trop de bruit dans ce restaurant ». Pourtant, c’est bien le cerveau qui commence à compenser la perte de certaines fréquences.
Les signes qui doivent vous alerter
- L’effort de concentration : Vous finissez vos journées avec une « fatigue auditive » après avoir dû décrypter les paroles de vos collègues.
- Le test de la télévision : Si votre entourage baisse systématiquement le son après votre passage, votre étalonnage n’est plus le bon.
- Le brouhaha fatal : Suivre une conversation dans un environnement bruyant devient un défi impossible.
Trois minutes pour lever le doute
Aujourd’hui, le dépistage s’est démocratisé. L’application Höra (reconnue par les experts) ou les tests rapides sur les sites d’audioprothésistes permettent d’obtenir un premier score de santé auditive en quelques clics.
Le bon parcours
Si le doute persiste, le parcours est simple : un ORL pour le diagnostic médical et un audioprothésiste pour tester les solutions techniques.
Le conseil d’expert : Ne laissez pas la gêne s’installer. Plus une perte auditive est prise en charge tôt, plus le cerveau conserve sa capacité à comprendre les mots. N’attendez pas que le monde devienne muet pour réagir.



